Le crowdfunding ou financement participatif est né aux Etats-Unis. Les sites comme Kickstarter ont réalisé des campagnes à plusieurs millions de dollars pour financer des projets variés, notamment dans le domaine du jeu vidéo, du cinéma et du high-tech. Ce modèle de financement débarque dans le secteur de l’investissement immobilier français. Les sites Internet poussent comme des champignons pour proposer leurs offres. Faut-il leur faire confiance ?
Le crowdfunding et la loi
Avant cet automne, il existait un flou juridique sur ce nouveau type de financement. Désormais, son développement est devenu possible grâce à un texte entré en application le 16 septembre. Cette nouvelle loi permet aux plateformes de crowdfunding de proposer des opérations d’1 M € aux particuliers.
Une offre attractive et des risques élevés
Sur ces sites de crowdfunding, un particulier peut investir des montants à partir d’environ 1 000 € dans des opérations de promotion immobilière. Certains programmes proposés sont éligibles en
loi Pinel. On lui promet des rentabilités de 8 à 12 %. Dans le cas où l’opération se passe bien, on pourrait considérer qu’il s’agissait d’une opportunité à saisir. Il ne faut pas perdre de vue cependant que, si les rendements sont élevés, les risques le sont tout autant. Les plates-formes de crowfunding préviennent d’ailleurs qu’il est possible de perdre tout ou partie du capital investi.
La nécessité d’être accompagné par des professionnels
Un investisseur serein est un investisseur raisonnable. Les bons projets d’investissement, ceux qui vous feront gagner de l’argent, une réduction d’impôt, une défiscalisation, ne sont pas des projets à court terme, comme les produits proposés sur les plates-formes de crowdfunding, mais des opérations à long terme qui demande un suivi. Mieux qu’un « clic » sur le bouton « J’investis dans ce programme », vous méritez, en tant qu’investisseur, un conseil pour être sûr de votre projet.